Mundipharma se lance aux urgences


La douleur représente un symptôme et un motif de consultation très fréquent à l'admission des services d'urgence. Sa prise en charge médicale demeure insuffisante en 2010 avec un faible taux de prescription d'antalgiques et avec un soulagement insuffisant à la sortie des urgences, aboutissant au concept d'« oligo-analgésie ».(1)

Selon l'étude observationnelle PALIERS, 76 % des patients présentaient une douleur à l'arrivée. Près de 60 % des patients interrogés ont une douleur modérée à sévère (EVA > 30 mm) à l'admission aux urgences. Environ 40 % de ces patients douloureux ont reçu un traitement antalgique, essentiellement de palier I. Le délai entre l'admission et l'administration de l'antalgique est en moyenne d'une heure.(2, 3)

L'oligo-analgésie est liée en grande partie au manque d'évaluation des patients douloureux à l'admission aux urgences, aux prescriptions d'antalgiques insuffisantes ou inadaptées à la douleur et à une prise en compte insuffisante de la prise en charge de la douleur dans les protocoles. C'est pourquoi, l'optimisation de la prise en charge antalgique est devenue un axe majeur de réflexion en termes d’organisation des soins aux urgences, ces objectifs devant être maintenus malgré une « surcharge » de plus en plus handicapant dans ces services.(1, 2, 3)

(1) Boccard E, Adnet F, Gueugniaud PY, Filipovics A, Ricard-HibonA. Pain management in adult patients in emergency care units in France in 2010. Ann Fr Med Urgence 2011;1:312—9.
(2) Mission nationale d’expertises et d’audits hospitaliers (MeaH). Améliorer la prise en charge de la douleur aux urgences. Rapport intermédiaire, novembre 2008. www.anap.
(3) Lvovschi V, Aubrun F, Bonnet P, et al (2008) Intravenous morphine titration to treat severe pain in the ED. Am J Emerg Med 26:676–82